Expositions

Expositions temporaires

La Maison amérindienne vous présente 5 à 6 expositions temporaires par année dont l'une qui se prolonge tout l'été. Le but est de faire connaître les artistes autochtones et métis contemporains et ainsi d'instaurer un dialogue sans délaisser pour autant la démarche esthétique. Ces expositions servent aussi à faire comprendre le contexte social des Amérindiens d'aujourd'hui. Chaque année, un artiste autochtone de l'étranger est invité. À l'occasion, vous pourrez aussi voir les œuvres d'artistes non-autochtones qui épousent les valeurs des Premières Nations.
Du 7 juin au 27 septembre 2020

Territoire - notre héritage

Cette exposition se veut un hommage à deux décennies, ancrées sur un territoire millénaire, à mettre de l’avant les savoirs et savoir-faire des peuples autochtones. Une célébration de notre histoire, de notre héritage, de ces peuples, de ces gens que nous côtoyons, de nos aînés, de modes de vies révolus et en évolution, de brisures, de déchirures, de réconciliation et d’espoir.

Les œuvres, sélectionnées parmi notre histoire et notre collection, racontent une partie de notre héritage.

Oeuvre: Sans titre - Jacques Newashish

Exposition

Exposition permanente

De l'eau … à la bouche

Reconnu par la Commission de lieux et monuments historiques du Canada comme lieu de référence national des Produits de l'érable pour l'origine de l'acériculture, La Maison amérindienne présente l'exposition permanente "De l'eau... à la bouche"

Vous y apprendrez que bien avant l'arrivée des Européens, les Amérindiens avaient découvert l'utilisation de la sève de l'érable à sucre. La danse au moment de l'entaillage avait le pouvoir, croyait-on, d'augmenter la coulée des érables. Des objets traditionnels, des textes de référence et un film agrémenteront votre visite.

La récolte de l'eau d'érable était pour les Premières Nations une activité importante: elle leur permettait d'emmagasiner leur source d'énergie favorite. Abénakis et Iroquoiens du Saint-Laurent, ayant tous à un moment ou l'autre de l'histoire peuplé la région, se sont adonnés à cette activité. Pour ces Amérindiens, c'était une boisson rafraîchissante, lorsque mélangée à l'eau, autant qu'un assaisonnement qu'on pouvait ajouter aux médicaments des enfants pour les rendre moins désagréables ou aux plats les plus divers.

Le sucre d'érable était employé dans les repas de fête, de cérémonie où chacun était censé manger tout ce qui se trouvait devant lui. On s'en servait pour relever les fruits sauvages, les légumes, les céréales et même le poisson. Bien que la récolte de l'eau d'érable et sa transformation se voulait une période de travail, c'était un moment de réjouissance. C'était aussi une époque de retrouvailles et de rassemblements sociaux et de rituels où s'échangeaient notamment les dernières nouvelles de la tribu.

Les érables étaient incisés (le gemmage) au début du printemps, tout de suite après le retour des familles des chasses hivernales. Des villages entiers s'installaient au plus profond des bois et chaque famille s'occupait d'un certain nombre d'arbres. Des wigwams spéciaux étaient même laissés en place d'une année à l'autre.

La visite de l'exposition que complète un film vous fera apprécier les techniques acéricoles traditionnelles. Une dégustation de mets à saveur amérindienne vous permettra ainsi de mieux comprendre les succès des « cabanes à sucre » lequel correspond, en fait, aux « festins » qu'organisaient les Amérindiens après la récolte.

De mars à avril, période pendant laquelle les érables coulent, vous pouvez aussi échanger avec le maître-sucrier amérindien et le voir à l'œuvre lorsqu'il fait bouillir le précieux liquide à l'extérieur dans d'immenses chaudrons de fonte.

Le Salon Riopelle

Ami du fondateur de La Maison amérindienne, le peintre sculpteur André Michel, l'artiste Jean-Paul Riopelle a soutenu de son vivant la création de La Maison amérindienne. À la fin de sa vie, il a créé la sérigraphie originale « Oie aux herbes sauvages » et fait don de la série à l'institution pour aider à son fonctionnement.

Riopelle aimait les grands espaces sauvages nordiques mais surtout les Amérindiens qui y cohabitaient avec les animaux depuis des siècles. Le « Salon Riopelle » vous permettra de voir et aussi d'admirer quelques-unes de ses œuvres mais aussi les objets amérindiens qu'il affectionnait tels que son canot en écorce de bouleau fabriqué par César Newashish de la Nation Atikamekw, sa veste en peau de caribou, son tambour et un récipient de lave-glace, modifié pour recueillir l'eau d'érable, décoré par l'artiste.

Le Salon Riopelle

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